[ FilmZodiac ]

[ Film ● Zodiac ]
Zodiac ...

de David Fincher (2007)

Avec Jake Gyllenhaal, Mark Ruffalo, Anthony Edwards

Synopsis: Zodiac, l'insaisissable tueur en série qui sévit à la fin des années 60 et répandit la terreur dans la région de San Francisco, fut le Jack l'Eventreur de l'Amérique. Prodigue en messages cryptés, il semait les indices comme autant de cailloux blancs, et prenait un malin plaisir à narguer la presse et la police. Il s'attribua une trentaine d'assassinats, mais fit bien d'autres dégâts collatéraux parmi ceux qui le traquèrent en vain.
Robert Graysmith, jeune et timide dessinateur de presse, n'avait ni l'expérience ni les relations de son brillant collègue Paul Avery, spécialiste des affaires criminelles au San Francisco Chronicle. Extérieur à l'enquête, il n'avait pas accès aux données et témoignages dont disposait le charismatique Inspecteur David Toschi et son méticuleux partenaire, l'Inspecteur William Armstrong. Le Zodiac n'en deviendrait pas moins l'affaire de sa vie, à laquelle il consacrerait dix ans d'efforts et deux ouvrages d'une vertigineuse précision...

Réplique: "L'homme est l'animal le plus dangereux"

Ma critique: On a l'ambiance de l'époque, de bonnes idées, quelques rebondissements. Mais hélas l'ensemble tombe trop souvent à plat pour permettre à "Zodiac" d'être un grand film. Moi qui m'attendait à un film gigantesque, j'ai été déçue. Après Panic Room, Fight Club et Seven, Zodiac était annoncé comme une énorme enquête à couper le souffle, inspirée d'un terrifiant fait réel. Au final, on a un film relativement long, bien joué, bien ficelé mais franchement sans plus. Pourtant, il y a des passages angoissants (Prenez celui où Robert (Jack Gyllenhaal) se retrouve dans la maison d'un copain du présumé tueur. Robert descend à la cave avec lui et il nous transmet sa peur..). David Fincher ne bouleverse certes pas le thriller avec son "Zodiac" d'un grand classicisme où ce n'est pas le suspens qui triomphe mais il montre avec une telle justesse les difficultés d'une enquête, les déceptions et l'obsession de trouver le meurtrier; Je trouve que les faits divers relatés sur tant d'années rendent ce récit compliqué et parfois confus: il y a trop de dates et trop de noms de suspects. Cependant, les scènes de crimes sont d'une force excessive et très crédibles. Néanmoins, le film reste moyen.

Bande-annonce: ici
Liens sur mon skyblog:
David Fincher: Fight Club
Jake Gyllenhaal: Le Secret de Brokeback Mountain

# Posté le mardi 17 juillet 2007 15:53

Modifié le jeudi 23 août 2007 12:31

[ FilmCashback ]

[ Film ● Cashback ]
Cashback ...

de Sean Ellis (2007)

Avec Sean Biggerstaff, Emilia Fox, Shaun Evans

Synopsis: Ben Willis , étudiant aux Beaux-Arts, se fait plaquer par sa petite amie Suzy. Devenu insomniaque suite à cette rupture, il se met à travailler de nuit au supermarché du coin.
Là, il fait la connaissance de quelques personnages hauts en couleur qui cultivent, chacun à sa manière, l'art de tromper l'ennui pendant les longues heures de travail.
L'art de Ben consiste à imaginer qu'il suspend le temps, ce qui lui permet d'apprécier la beauté du monde "en mode pause" et des êtres qui le peuplent.
Il est particulièrement sensible au charme de Sharon, la discrète caissière qui détient peut-être la clé de ses insomnies.

Réplique: " Il faut à peu près 250 kilos pour écraser un crâne humain, mais l'émotion humaine est une chose beaucoup plus délicate. "

Ma critique: Ben, jeune peintre, recherche la beauté féminine. On remarque que Sean Ellis recherche la même chose en se projetant complétement en Ben, avec de superbes mouvements de caméra d'une telle douceur, digne d'un chef d'oeuvre. Cashback est un petit bijoux visuel: poétique, décalé, parodique, humoristique, émouvant... On envie l'étrange pouvoir de Ben, ce côté mystèrieux du film, le rêve de chacun:pouvoir rester immobile à examiner un moment précis tout en voulant qu'il dure l'éternité. Les deux héros jouent incroyablement bien. Leurs regards parlent profondément. C'est un film sur le mal-être de la jeunesse (la rupture amoureuse), sur la vie, l'amour, les dons artistiques, se déroulant dans un univers de nuit. C'est un film sur les instants qui peuvent guider notre destin. Les plans sublimes sont originaux. Chaque scène se savoure intensément. La lumière y est comme rarement maîtrisée pour mieux magnifier ces quelques instants de beauté. Sean Ellis a une très belle créativé. Comme s'il vous prenait par la main, vous guidait lors des moments "pause" du film en vous disant doucement à l'oreille: "Moment de fragilité ou de beauté à observer et à apprécier." Mais en plus d'être un film magnifique traitant de la beauté, Cashback est aussi une comédie à vous couper le souffle, à travers des personnages touchants travaillant dans ce supermarché la nuit. La bande originale ne fait qu'embellir le film. De par ce film, on découvre une facette de la vision du monde et la beauté qui l'entoure..

Bande-annonce: ici

# Posté le jeudi 19 juillet 2007 05:23

Modifié le mercredi 22 août 2007 16:57

[ FilmMaria, pleine de grâce ]

[ Film ● Maria, pleine de grâce ]
Maria, pleine de grâce ...

de Joshua Marston (2004)

Avec Catalina Sandino Moreno, Yenny Paola Vega, Wilson Guerrero

Synopsis: Maria, une jeune colombienne de 17 ans, est obligée de travailler dans une usine de confection de roses pour subvenir aux besoins de sa famille. La jeune fille tente bien de se rebeller mais sera licenciée par son employeur. Comme une mauvaise nouvelle ne vient jamais seule, elle apprend qu'elle est enceinte de son petit ami qu'elle n'aime pas. Un jour, ne supportant plus cette petite vie monotone où rien ne se passe, Maria fait la connaissance de Franklin, un jeune trafiquant qui lui fera connaître le monde de la drogue. Ayant cruellement besoin d'argent, la jeune fille accepte de faire la mule en échange d'une grosse liasse de billets verts. Direction New York! Avec près d'un kilo d'héroïne et de cocaïne dans le bide, elle embarque vers l'Amérique, accompagnée de sa copine Blanca et de diverses compagnes d'infortune. Avoir une telle dose de drogue dans son corps n'est pas sans poser quelques problèmes, notamment digestifs. Une fois avoir passé la douane américaine, Maria et ses copines sont prises en charge par les trafiquants locaux mais Lucy ne tardera pas à déceder à la suite d'une hémoragie interne. Maria est alors bien décidée à voler de ses propres ailes...

Ma critique: C'est un film très fort, l'actrice est vraiment crédible. On comprend bien la situation des jeunes dans les campagnes colombiennes, la tentation de mettre le doigt dans l'engrenage du traffic de drogues. C'est simple, ça rapporte beaucoup. Evidemment, on en arrive très vite au revers de la médaille, les risques physiques (avec toutes ces capsules dans l'estomac), la violence des intermédiaires, la perspective des fouilles (et radios) à la douane... Pour un premier film, c'est en tous les cas vraiment très fort, le réalisateur mérite tout à fait les prix reçus pour son film, tout comme l'actrice principale. Cela ne donne pas complètement envie de visiter la Colombie même si elle est très bien filmée. Tout repose en fait sur le personnage central : exemple de volonté, de courage, de capacité à gérer l'instant, quelles que soient les circonstances. On ne cherche même pas à contester son choix de départ, l'illégalité de sa démarche. On sait que ça existe, que c'est comme ça. Tant que l'équilibre financier des "norco-pays" sudaméricains reposera sur le traffic de stupéfiants, la situation ne changera pas. Le film n'est pas un documentaire, mais il semble tellement proche de la réalité, celle que l'on n'ose imaginer. L'itinéraire de Maria devient un prétexte pour aborder ce grave problème, celui des centaines de latinos qui risquent leur vie pour ceux qui jouent avec leur pauvreté, leur détresse, ou simplement leur faiblesse.

Bande-annonce: ici

# Posté le vendredi 20 juillet 2007 06:47

Modifié le mercredi 22 août 2007 09:02

[ FilmGarden State ]

[ Film ● Garden State ]
Garden State ...

de Zach Braff (2005)

Avec Zach Braff, Natalie Portman, Ian Holm

Synopsis: Acteur de télévision, Andrew " Large " Largeman est obligé de retourner dans son New Jersey natal pour l'enterrement de sa mère. Soudain, il se retrouve sans les antidépresseurs et les 3000 kilomètres qui le protégeaient de son histoire...
Après neuf ans d'absence, Large revoit son père, un vieil homme dominateur, mais aussi tous ceux avec qui il a grandi. Ils sont aujourd'hui fossoyeur, employé de fast-food ou magouilleur professionnel...
Sa rencontre avec la jolie Sam va le bouleverser encore un peu plus. Elle est son exacte contraire, vivante et audacieuse.
Entre passé et futur, entre douleur et joie, Large va découvrir qu'il est peut-être temps de commencer à vivre...

Réplique: "-Il y a un tas de choses que fait un enfant normal que j'ai dû louper.
-Il y a un tas de choses que fait un enfant normal que j'aurais dû louper."

Ma critique: Un debut de film intriguant sous un air de Coldplay, des personnages très diversifiés et brillement interprétés, notamment par Natalie Portman qui, après Closer, Star Wars et Garden State, nous promet certainement de très bonnes surprises. Garden State est une création très originale basée sur la prise de conscience d'un homme aidé par une mystérieuse inconnue troublante et attachante. La BO participe beaucoup au côté envoûtant du film. Garden State est donc une totale réussite tant au niveau de la réalisation qu'au niveau de l'interprétation. Garden State est une oeuvre cinématographique dont la force se trouve dans l'atmosphère mélancolique qu'elle crée. Les scènes et les images que cette atmosphère nous propose sont remplies de finesse touchante d'où naît un avenir plein d'espoir.

Bande-annonce: ici

# Posté le dimanche 22 juillet 2007 09:21

Modifié le mercredi 22 août 2007 09:01

[ FilmErin Brockovich, seule contre tous ]

[ Film ● Erin Brockovich, seule contre tous ]
Erin Brockovich, seule contre tous ...

de Steven Soderbergh (2000)

Avec Julia Roberts, Albert Finney, Aaron Eckhart

Synopsis: Mère élevant seule ses trois enfants, Erin Brockovich n'avait vraiment pas besoin d'un accident de voiture. D'autant que le responsable sort du tribunal financièrement indemne. Obligée de trouver rapidement un travail pour couvrir tous ses frais medicaux et de justice, Erin obtient de son avocat de l'employer comme archiviste dans son cabinet. Son allure et son franc-parler ne lui valent pas des débuts faciles mais elle apprend vite. En classant des documents, Erin déterre une affaire louche d'empoisonnement et décide de se jeter dans la bataille.

Ma critique: Julia Roberts est digne de Katherine Hepburn, de Rosalind Russell ou de Jean Arthur, sa drôlerie naturelle de belle plante poussée trop vite éclate dans un film "sérieux", alors qu'elle paraît artificielle et forcée dans les comédies trop sucrées qu'on lui fait jouer d'habitude. Tout aussi remarquable, Albert Finney n'est que technique britannique, distance et scepticisme en sautoir. Lui joue à jouer l'avocat roué revenu de tout, son flegme cynique contraste avec la spontanéité suraffichée de Roberts pour créer un des innombrables contrepoints qui constituent "Erin Brockovich".

Liens sur mon skyblog:
Julia Roberts: Coup de foudre à Notting Hill
Albert Finney: Big Fish

# Posté le lundi 23 juillet 2007 03:24

Modifié le jeudi 23 août 2007 11:45